https://carnouxprogres.wordpress.com/2023/01/30/logement-social-prime-a-carnoux/
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Conseil municipal du 2 mars 2023
07/12/2025
Le dernier conseil (de l'année ?)
En ce jeudi 4 décembre 2025, aucun Carnussien ne s’était déplacé pour venir assister à ce dernier conseil municipal de l’année. Même la presse locale n’était pas présente. Il faut dire qu’à Carnoux, en dehors des élus eux-mêmes, bien rares sont ceux sont informés à l’avance de la date des prochaines réunions (pourtant publiques) du conseil municipal, seule notre liste faisant l’effort de les annoncer sur son site dès la date connue.
A trois mois des prochaines élections municipales (sauf décalage in extremis du calendrier électoral, pour cause de nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale, sait-on jamais…), cette séance pourrait portant bien être la dernière de la mandature, et donc la dernière présidée par Jean-Pierre Giorgi qui occupe le fauteuil de maire depuis mars 2001, il y a donc quasiment 25 ans, mais qui a d’ores et déjà annoncé qu’il ne se représentera pas en 2026. A moins d’une urgence qui justifierait une nouvelle session au premier trimestre prochain, on voit mal en effet pour quelle raison le conseil aurait besoin de délibérer pendant cette période, la discussion budgétaire étant traditionnellement reportée en avril, après les élections.
Un voyage parisien bien mystérieux
Comme à l’accoutumée, l’adoption du procès-verbal de la séance précédente est l’occasion de revenir sur certains points évoqués. En l’occurrence, la délibération par laquelle il avait été confié « un mandat spécial au premier adjoint, Monsieur Nicolas Bouland, afin de représenter la commune pour assister au 107ème Congrès de l’Association des Maires de France qui se tiendra à Paris du 18 au 20 novembre 2025 ». Le maire de Carnoux étant empêché à cette période, il est bien naturel en effet qu’il délègue à son premier adjoint le soin de participer à ce rendez-vous annuel très prisé des élus locaux. Le conseil avait donc été convié à délibérer pour permettre à la commune la prise en charge de l’intégralité des frais de déplacement de M. Bouland pour cette semaine à Paris.
Il paraissait donc également naturel de demander à ce dernier, à l’occasion de cette nouvelle séance du conseil municipal, si son déplacement aux frais de la collectivité s’était bien passé et s’il avait pu y recueillir des éléments importants pour la commune de Carnoux qui l’avait mandaté à cet effet. Mais la question, à peine formulée, s’est attirée les foudres de Monsieur le Maire en exercice qui juge le sujet totalement déplacé et estime que ce n’est ni le lieu ni le moment d’y répondre, tout en rappelant finement que « les voyages forment la jeunesse ». On insiste en demandant à défaut un retour par écrit auprès des autres conseillers municipaux mais le maire s’en offusque. Les Carnussiens ne sauront donc probablement jamais ce qu’a fait leur premier adjoint pendant cette semaine entière passée à Paris à leurs frais, certaines mauvaises langues autour de la table du conseil se laissant même aller à évoquer à voix haute et en séance, de manière fort désobligeante, une soirée aux Folies Bergères !
Des provisions pour les dépenses de 2026
L’ordre du jour proprement dit de cette séance ne comportait guère de sujets important et se justifiait surtout par la nécessité purement comptable d’adopter une décision modificative pour le budget communal (et le budget annexe du cimetière) en vue d’ajuster certains montants et surtout permettre à la commune de procéder aux dépenses d’investissement nécessaires au cours du premier trimestre 2026, alors même que le prochain budget, pour l’année 2026, ne sera pas adopté avant avril prochain, après les élections municipales donc. D’ici là, la commune aura nécessairement besoin d’engager des dépenses, ce que la loi permet, mais sur la base des inscriptions budgétaires de l’exercice précédent. D’où cette gymnastique comptable assez étrange qui consiste à inscrire au budget 2025 et en toute fin d’année des crédits qui ne seront bien évidemment pas utilisés avant la clôture de l’exercice comptable mais permettront d’engager les dépenses nécessaires sur les premiers mois de l’année 2026 en attendant de voter le budget…
C’est du moins l’occasion de mettre en lumière certaines dépenses d’investissements prévues prochainement par la commune, outre la traditionnelle construction de caveaux supplémentaires. Cela concerne encore et toujours la modernisation du terrain de foot (dont il faut déjà retracer les lignes) et du gymnase attenant, le chauffage de la médiathèque ou encore la réfection de la piste de circulation qui traverse le centre équestre. Cette dernière a en effet été endommagée par les fortes pluies du 21 septembre dernier et les travaux de réparation sont estimés à 100 000 €, ce qui fait une belle somme. La commune avait pourtant été reconnue en état de catastrophe naturelle dès le 27 septembre pour cet épisode particulièrement intense, mais curieusement, personne ne semble avoir songé à faire une déclaration à l’assurance pour ces dégâts pourtant coûteux pour la collectivité : on ne peut pas penser à tout…
Une convention bien mal ficelée avec la Métropole
Il est question aussi, lors de ce conseil municipal de signer une convention annuelle avec la Métropole Aix-Marseille-Provence pour la gestion des déchets assimilés aux ordures ménagères mais collectés non pas dans nos poubelles individuelles mais dans les containers collectifs installés par la commune, notamment en centre-ville ou encore au cimetière. Tout service se paie et la collecte de ces déchets n’est pas gratuite. Elle est d’ailleurs facturée par la Métropole à un prix comparable à celui de la collecte des ordures ménagères classiques, mais selon un tarif forfaitaire calculé à partir du volume des containers concernés et de leur fréquence de ramassage.
Le maire est d’ailleurs tout fier d’annoncer avoir âprement négocié avec les services de la Métropole les volumes effectifs à prendre en compte site par site pour cette facturation, le montant global étant finalement de 7 168 € par an pour la commune.
Sauf que ce montant ne figure nulle part dans la convention proposée qui fait pourtant 10 pages avec ses annexes, pas plus d’ailleurs que le volume et la disposition des containers retenus pour le calcul ! On s’en étonne en séance car il est pour le moins curieux que cet élément pourtant essentiel ne soit pas contractualisé. Le maire s’en montre quelque peu embarrassé car cela traduit incontestablement un certain amateurisme. Mais cela n’empêche pas l’ensemble des conseillers municipaux, à l’exception du représentant de la liste Carnoux citoyenne écologiste et solidaire, d’adopter comme un seul homme ce texte, en faisant une confiance aveugle à la Métropole et aux négociations verbales conduites sur un coin de table. On se demande même s’il était bien utile de s’embarrasser d’un tel formalisme alors qu’il suffisait de se taper dans la main…
Marc Vincent
- Ça alors ! Tu as entendu ? La commune est obligée de provisionner de l’argent pour faire face à des procès en série : mais qu’ont-ils bien pu faire pour en arriver là ?
- Holà, attention… C’est vrai que 165 000 € ça fait une belle somme, mais rien ne dit que la commune sera obligée de la payer. C’est le juge qui décidera à l’issue de la procédure et ça peut prendre du temps.
- Mais quand même : 4 procédures contentieuses en même temps, en plus de celles déjà en cours, ça fait beaucoup… Qu’est ce qu’ils ont bien pu faire pour se retrouver ainsi attaqués ?
- Si j’ai bien compris, 2 des procédures concernent le chantier de l’hôtel de ville…
- Encore ! Mais je croyais que le chantier était fini depuis longtemps… Ce n’est pas le bâtiment où on est en ce moment ?
- Oui, mais les entreprises et l’architecte estiment qu’on ne les a pas assez payés. C’est vrai qu’avec l’incendie survenu sur le chantier, les travaux ont pris du retard et le maître d’œuvre a eu fort à faire pour achever malgré tout…
- Mais le maire évoque aussi un conflit avec une ancienne salariée : ils ne payent donc pas leurs employés à la mairie ?
- Non, cela m’a l’air plus compliqué : il s’agit d’une prime versée alors que la salariée en question avait déjà quitté ses fonctions : après l’heure, c’est plus l’heure…
- Et cette histoire de permis de construire refusé à cause du passage de canalisations enterrées sur la parcelle ? Voilà qui fait quand même un peu désordre, non ? Les réseaux publics ne sont quand même pas supposé passer sur des parcelles privées, ou je me trompe ?
- Normalement oui. Mais apparemment, à l’époque de la construction de Carnoux, on ne s’embarrassait pas trop de ces détails : c’était l’esprit pionnier !
- Heureusement que leur gestion est devenue un peu plus rigoureuse depuis, quoique…
Principaux points à l'ordre du jour
- Modification du tableau des emplois municipaux
- Convention avec la Métropole pour les déchets communaux
- nNon application de pénalités des travaux concernant l'école maternelle
- oOuverture anticipée des crédits d'investissement pour l'exercice 2026


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